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Les différents statuts juridiques pour lancer son site de dropshipping

L’e-commerce est une activité en forte expansion depuis maintenant plusieurs années. Pour créer un site de dropshipping, vous devez impérativement disposer d’un statut juridique. Pour ce faire, il existe plusieurs types de régimes en fonction de vos ambitions et de vos besoins. Voici tout ce que vous devez savoir sur les statuts pour se lancer dans le dropshipping.

Quels sont les différents statuts pour créer un site de dropshipping ?

Tout comme lorsque vous créez un site e-commerce classique, la création d’un site marchand en dropshipping requiert la souscription à une forme juridique. Ainsi, le choix du statut s’effectue en fonction de votre mode d’exercice : auto-entreprise, entreprise individuelle et société.

Auto-entreprise

Le régime d’auto-entrepreneur, comme son nom le laisse supposer, est une forme juridique permettant la création d’une entreprise donc d’un site de dropshipping tout seul sans associé. Il a été créé le 1er janvier 2009 pour permettre aux particuliers et aux professionnels en conversion de démarrer un projet et de le tester. Il s’agit d’un statut  très adapté pour le dropshipping qui est utilisé par un grand nombre de dropshippers.

Le statut d’auto-entrepreneur ou micro-entrepreneur est encadré par certaines règles, notamment l’existence d’un plafond sur le chiffre d’affaires annuel. Une fois ce plafond excédé, c’est-à-dire, une fois que votre projet aura bien évolué et qu’il aura généré un CA plus important que la limite autorisée, vous devrez changer de statut.

Entreprise individuelle

Contrairement à l’auto-entreprise, le statut d’entreprise individuelle s’applique dans le cadre de la création d’une véritable entreprise. Ne disposant pas forcément de personne morale, dans le cadre d’une entreprise individuelle, votre patrimoine personnel ainsi que le patrimoine de votre entreprise sont confondus. Ce qui signifie que vous êtes le seul responsable de vos dettes comme vous êtes le représentant de votre entreprise. Et donc, en cas de revente de votre entreprise, vous êtes tenu à régulariser ses redevances avant de pouvoir le céder.

Toutefois, afin de pallier à ce type d’éventualité, un autre statut pour le dropshipping au titre d’entreprise individuelle est apparu : l’entreprise individuelle à responsabilité limitée, désignée sous l’acronyme EIRL. La particularité de ce régime réside dans la possibilité de distinguer votre patrimoine personnel de celui de votre entreprise. Dans le cadre du statut pour le dropshipping EIRL, vous ne serez responsable qu’à la limite de vos apports. D’où le concept de responsabilité limitée (par extension “aux apports”). Lesdits apports désignent cependant tous les biens professionnels utilisés lors de l’exercice de l’activité. Ainsi pour bénéficier du régime EIRL, vous devez effectuer une déclaration d’affectation.

Société

Le statut de société existe sous 3 modèles, dont la Société à Responsabilité Limitée ou SARL, la Société par Action Simplifiée ou SAS et l’entreprise Unipersonnelle à Responsabilité Limitée ou EURL.

Pour exercer au statut de SARL, votre activité doit avant tout faire preuve d’une certaine rentabilité. Vous devez également disposer d’un chiffre de ventes prévisionnel. Ce statut est utilisé lorsque votre activité porte ses fruits et que votre boutique en ligne est à son stade de maturité. Dans le cadre du dropshipping, cette forme juridique n’est cependant pas très sollicitée, mais convient parfaitement aux projets plus importants.

Le régime de SAS quant à lui, s’applique lorsque vous souhaitez bénéficier des mêmes droits que les salariés. Dans ce cas, vous exercez au titre d’employé et non de gérant. Vous êtes donc libre de structurer l’organisation interne de votre entreprise. Dans le cadre de ce régime, vous pouvez exercer seul ou avec des associés.

Du côté de l’EURL, le principe est presque similaire à celui du SARL. Seulement, en EURL, vous exercez seul. Cette forme juridique est cependant indiquée si vous projetez de passer en SARL plus tard.

Quels sont les avantages de ces statuts ?

Dans la majorité des cas, chaque statut dispose de ses propres avantages, tant pour vous que pour votre projet en dropshipping.

Le statut d’auto-entrepreneur est sans nul doute le plus souple de tous. Rien qu’à la réalisation des différentes démarches, il est simple et rapide. Il ne nécessite d’ailleurs pas de vous rendre au registre du commerce. Vous pouvez effectuer les procédures en ligne, auprès des plateformes dédiées, et ce, en un rien de temps. De plus, vous n’êtes pas obligé de réaliser du chiffre d’affaires pour continuer à bénéficier du statut !

Dans le cadre de l’EI et l’EIRL, vous n’êtes pas non plus tenu de réaliser du chiffre d’affaires, et pour la création de votre entreprise, aucun apport ne vous est exigé. Les charges seront cependant déduites de vos bénéfices. Il s’agit d’un statut intéressant pour le dropshipping si vous souhaitez lancer votre entreprise afin de générer un CA beaucoup plus important qu’en auto-entreprise. Egalement, les régimes EI et EIRL vous permettent de monter votre projet sans vous associer.

Pour la forme juridique de la société quant à elle, les avantages sont aussi notables. Dans un premier temps, elle vous permet de lancer votre activité à plusieurs tout en permettant à chaque associé de conserver son patrimoine personnel propre, car la société dispose d’une personne morale. De cette manière, chaque actionnaire n’est tenu responsable des redevances de l’entreprise. Et donc, lorsqu’il advient de devoir vendre la société, cela sera plus facile.

En conclusion, bien que le statut juridique le plus répandu pour démarrer une activité en dropshipping soit celui de l’auto-entrepreneur, il reste naturel de s’informer des autres formes existantes.

Pour aller plus loin dans la création de votre site en dropshipping :

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